Retrouvez ici quelques conseils pratiques et des outils pour aider un élève qui ne parvient pas à regarder son interlocuteur dans les yeux.
Qu'attend-on de cette aide ?
Pour l'élève : aide à l'interaction avec l'enseignant et/ou l'AESH.
Retrouvez ici quelques conseils pratiques et des outils pour aider un élève qui ne parvient pas à regarder son interlocuteur dans les yeux.
Lorsqu’un élève éprouve des difficultés à interagir avec autrui, il est essentiel d’adopter des stratégies adaptées à ses besoins individuels, surtout si cet élève présente un trouble du spectre de l’autisme (TSA). Les interactions avec des adultes peuvent être particulièrement complexes pour ces enfants, notamment en raison de leur sensibilité aux stimuli sociaux et visuels. Voici quelques conseils pratiques pour faciliter ces interactions, tout en respectant les particularités de chaque élève.
► Le rapport au regard chez un élève présentant un TSA
Chez les enfants atteints de TSA, le contact visuel peut être perçu comme intrusif, voire envahissant. Beaucoup d’enfants qui en sont atteints se sentent oppresés par le regard de l’autre et s'en protègent en détournant les yeux. Sans être un signe de désintérêt ou d’irrespect vis-à-vis de l'autre, ce type de comportement est plutôt une manière de réguler une surstimulation émotionnelle et sensorielle. Aussi, forcer l'enfant à maintenir un contact visuel peut augmenter son anxiété et nuire à la qualité de l’interaction.
► Respecter le besoin d'évitement de l'enfant : une approche respectueuse
Dans ces cas-là, est important de respecter le besoin d'évitement du contact visuel. Toute pression exercée à cette encontre pourrait être ressentie comme une oppression supplémentaire et aggraver l'inconfort de l'enfant. Au lieu de cela, il est plutôt recommandé de parler normalement à l'élève, sans insister pour qu'il vous regarde. Le ton de voix et les gestes peuvent suffire à capter son attention et à faciliter la communication. De plus, il est souvent plus productif de permettre à l'enfant de s'engager dans la conversation à son propre rythme.
► Utiliser une légère pression physique pour capter l’attention
Si l'élève détourne son regard ou semble détaché de la conversation, une légère pression sur le bras peut être une méthode discrète et efficace pour capter son attention. Ce geste, doux et respectueux, permet de solliciter son attention sans recourir à des méthodes intrusives comme le regard fixe ou les cris. Il est essentiel de veiller à ce que ce geste soit perçu comme bienveillant et non comme une contrainte, afin de maintenir un environnement de communication apaisé.
► Adapter la communication verbale
Parler à l’élève avec un ton de voix normal, sans exagération ou surprotection, est crucial. Les enfants TSA peuvent être sensibles aux variations du ton et de cadence. Aussi, une approche simple et directe, sans complexité verbale excessive, est souvent plus efficace. De plus, il est conseillé de donner des consignes claires et concises pour éviter toute confusion. La structure du discours doit être précise, tout en restant ouverte à une interaction adaptée au rythme de l'enfant.
► Créer un environnement de confiance
Pour favoriser une meilleure interaction entre l'élève et l'adulte, il convient de construire un environnement de confiance. Cela signifie respecter les limites de l’enfant tout en restant disponible pour l'accompagner. Les routines et les prévisibilités sont aussi des éléments clés pour les enfants atteints de TSA, car elles les aident à mieux anticiper les interactions sociales. S'assurer que l'élève connaît le cadre et la manière dont les interactions vont se dérouler peut significativement réduire son stress.